La date limite approche à grands pas : le Ministère des Technologies de la Communication a ouvert un appel à candidatures pour identifier neuf startups tunisiennes labellisées qui défendront les couleurs de la Tunisie au salon VivaTech Paris, du 17 au 20 juin 2026. Les dossiers doivent parvenir avant le 15 mai 2026 à minuit.
Un tremplin international pour l’écosystème startup tunisien
VivaTech Paris figure parmi les rendez-vous technologiques les plus influents au monde, réunissant chaque année des milliers d’investisseurs, de grands groupes industriels et de décideurs venus des quatre coins du globe. Intégrer le pavillon tunisien lors de cette édition 2026 représente bien plus qu’une simple vitrine : c’est une porte d’entrée directe vers des marchés européens et internationaux difficiles d’accès pour les jeunes pousses en phase de croissance.
Selon les informations relayées par Tekiano, cette initiative est portée conjointement par le Ministère des Technologies de la Communication et plusieurs partenaires institutionnels de poids : Smart Capital, la Caisse des Dépôts et Consignations, le CEPEX, ainsi que le programme allemand de coopération au développement BMZ et la GIZ Tunisie. Cette configuration partenariale mixte, alliant acteurs publics tunisiens et coopération internationale, confère à la participation une dimension stratégique au-delà du simple événement promotionnel.
Les startups retenues bénéficieront d’une prise en charge complète : billets d’avion Tunis-Paris, accès à l’ensemble du salon, espace dédié au sein du pavillon tunisien, et intégration à un programme structuré de rencontres B2B avec des investisseurs et partenaires stratégiques. Une opportunité rare pour des entreprises en quête de visibilité internationale et de financements extérieurs.
Profil recherché : innovation, traction et ambition internationale
Le périmètre de cet appel à candidatures est clairement défini. Seules les startups tunisiennes détenant un label officiel sont éligibles, à condition de proposer une solution technologique différenciante et de démontrer un potentiel réel de déploiement au-delà des frontières nationales. Les entreprises encore au stade de l’idée ou sans validation marché ne correspondent pas au profil ciblé.
Les secteurs d’activité mis en avant reflètent les tendances technologiques actuelles : intelligence artificielle, DeepTech, fintech, HealthTech, ClimateTech, solutions SaaS et services numériques. Ces domaines concentrent aujourd’hui l’essentiel des flux d’investissement mondiaux, ce qui explique leur place prioritaire dans les critères de sélection.
Au-delà du secteur d’activité, le comité de sélection évaluera plusieurs dimensions clés. Le niveau d’innovation de la solution proposée, bien sûr, mais aussi la traction commerciale déjà enregistrée — autrement dit, la capacité à démontrer que le produit trouve preneur sur le marché. La robustesse de l’équipe fondatrice constitue un autre critère déterminant, tout comme la qualité du pitch qui sera présenté devant le jury. Enfin, la maîtrise du français est expressément requise, une condition logique pour un événement dont la principale édition se tient à Paris.
Un processus de sélection en deux étapes
La procédure de sélection se déroulera en deux phases distinctes. La première consiste en une présélection sur dossier, à l’issue de laquelle les candidats retenus seront conviés à une session de pitch devant un jury spécialisé. Les présentations pourront être effectuées en français ou en anglais, laissant ainsi une certaine flexibilité linguistique aux équipes dont la langue de travail principale n’est pas le français.
Ce filtre en deux temps vise à garantir que les neuf entreprises finalement sélectionnées présentent le meilleur rapport entre potentiel réel et capacité à se démarquer dans un environnement aussi concurrentiel que VivaTech, où elles côtoieront des startups venues du monde entier.
Des retombées concrètes attendues au-delà de l’événement
La participation à VivaTech 2026 n’est pas envisagée comme une fin en soi. Pour les startups tunisiennes retenues, l’enjeu principal réside dans les opportunités qui en découleront : accès à des cycles de levée de fonds auprès d’investisseurs internationaux, nouage de partenariats technologiques et commerciaux avec des acteurs établis, et consolidation d’une présence sur des marchés où la Tunisie cherche à positionner davantage ses jeunes entreprises technologiques.
L’ambition affichée par le ministère est cohérente avec une tendance de fond : celle de faire reconnaître l’écosystème entrepreneurial tunisien à l’international, au-delà des cercles régionaux. Des initiatives similaires avaient déjà permis à des startups tunisiennes de se faire remarquer lors d’éditions précédentes de VivaTech, certaines ayant par la suite noué des contacts commerciaux durables avec des partenaires européens.
Pour les neuf entreprises qui franchiront les étapes de sélection, le défi sera également de taille : savoir se démarquer dans un salon qui attire chaque année des centaines de startups du monde entier, face à des investisseurs dont l’agenda est chargé et les critères d’évaluation exigeants. La préparation du pitch et la clarté du modèle économique seront donc déterminantes, bien avant même d’avoir posé le pied à Paris.
Les startups tunisiennes intéressées disposent de très peu de temps pour constituer leur dossier : la clôture des candidatures est fixée au 15 mai 2026 à 23h59. Les informations détaillées sur les modalités de candidature sont disponibles auprès des structures partenaires, notamment Smart Capital et le CEPEX.

